Vincent Garos, co-fondateur Meltonic, Finisher de la Diagonale des Fous 2025 : 39h29 de folie et de miel
Il est arrivé au bout des 180 km, 10 000 m D+ et deux nuits sans dormir. 39h29 d’effort pour traverser l’île de La Réunion du sud au nord. Pour sa deuxième Diagonale des Fous, Vincent Garos, co-fondateur de Meltonic, a vécu une aventure aussi physique qu’humaine.
Félicitations Vincent❗
Une préparation express mais assumée
Pas de stage en montagne ni de plan d’entraînement sophistiqué. Vincent prépare sa Diagonale en 3 mois, sur les chemins du Cellier en Loire-Atlantique, avec « 60 m D+ » disponibles autour de chez lui. Il résume avec honnêteté son approche simple et efficace : « Une moyenne annuelle de 25 km/semaine + 1 mois sans alcool et du jus la dernière semaine m'ont donné des clefs pour tenter des choses. »
Départ volcanique direction les hauteurs 🗻
Le départ à 22h à Saint-Pierre donne le ton. Ambiance électrique, foule massive, émotion forte. Dès les premiers kilomètres, Vincent croise ses proches et ce moment le transporte : « J'ai eu la joie d'apercevoir ma famille, ce qui m'a procuré un réel booster mental pour toute la course. »
Il accélère légèrement pour éviter les ralentissements : « Je prends un rythme rapide pour me placer après les champs de canne à sucre et ne pas avoir de bouchons vers le 15ᵉ km. »
Premiers cols et premières rencontres
La fameuse montée vers Kerveguen ramène tout le monde à la réalité du terrain. « Mara boue. Le jour se lève avec une mer de nuages, c'est très beau ! »
La descente vers Cilaos se fait prudemment : « Je suis sur le frein et hyper prudent pour ne pas me blesser. »
Là, Vincent partage quelques kilomètres avec Lulu, la compagne d’Aurélien Sanchez (ambassadeur Meltonic) : « On repart ensemble et ça me fait du bien de me laisser porter par le super rythme de Lulu. Je ne suis pas au top niveau vitalité. »
Taïbit – Aurère : la claque et la rivière
La montée du col du Taïbit sera vraiment très dure et très longue.
À Aurère, changement de décor : « Une rivière à traverser. Je vois tout le monde enlever ses chaussures pour traverser les pieds secs (...) j'ai foncé dans le torrent. » Heureusement, les guêtres protègent ses pieds, même s’ils restent trempés jusqu’à la longue montée du Maïdo.
Maïdo : la nuit, le mental et la caféine
Deuxième nuit en course. Fatigue cumulée. Corps ralenti. C’est là que Vincent dégaine son allié : « Je sors mon 1ergel caféine 200 mg Meltonic. Ça me permet de garder les yeux ouverts. »
Il croise énormément decoureurs éclatés en train de dormir dans toutes les positions.
Il monte en mode robot, sans pause, une heure – un apport grâce à sa stratégie d’alimentation régulière. Il enchaîne ensuite sur un deuxième gel caféiné : « À 3h15 du matin, je suis limite en lucidité et je décide de dégainer un 2ᵉ gel caféine. L'énergie revient vite et fort. »
Soudain, il se surprend lui-même : « Je me mets à relancer et à courir dans toute la descente (14 km). Je m'impose cette maxime sortie de nulle part : run modéré, mais run longtemps. »
Chemin des Anglais : l’enfer sous les pieds
Vincent vit ensuite un des passages les plus durs de sa course : « Les ampoules vont démarrer sur la descente à cause des chaussettes mouillées. Je m'en veux un peu mais je me conditionne à passer au-dessus de la douleur. »
À Grande Chaloupe, il retrouve sa famille : « Je croise les enfants et ma compagne... ça me fait un bien fou ! »
Derniers kilomètres : à la volonté pure 🔥
Sous la pluie, il bascule sur la dernière descente depuis Colorado : « Les 7 derniers km seront réalisés avec un couteau entre les dents car mes ampoules sont bien là. »
Puis arrive le moment attendu : « 13h28, j'arrive au mythique stade de la Redoute avec un sentiment de délivrance, heureux de franchir cette ligne d'arrivée avec les loulous à mes côtés. »
Une aventure humaine avant tout
Bilan simple mais puissant : « Une nature si belle (...) des bénévoles au top du top tout au long du parcours. Pleins de rencontres. »
Il aura brûlé presque 20 000kcal sur ce long parcours de 188km et entre 10 - 15L de liquide consommé.
🐝 Les conseils ultra de Vincent
Manger régulièrement : « 1 barre ou 1 gel ou 1 purée par heure. »
Boire souvent pour éviter les à-coups : « Je bois très régulièrement à l’envie. »
Utiliser la caféine intelligemment : la garder pour la nuit ou les moments critiques.
Garder du mental : « Mon mental est positif. »
Simplifier sa course : avancer, manger, boire, observer.